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L’Édito de Frédéric Garcia

La pêche affiche une nouvelle génétique au service de la qualité

La pêche sort son épingle du jeu depuis quelques années, mais son équilibre économique reste fragile.

Aujourd’hui, il n’est plus permis de décevoir les consommateurs. Si une variété doit avoir du goût, il ne faut pas pour autant occulter ses qualités agronomiques.

Nous avions tendance à sélectionner des variétés pour leur aspect homogène dans leur esthétique, mais on ne se préoccupait jamais de la facilité à les produire. De fait, nous avons trop longtemps considéré qu’une variété technique était un gage de réussite économique pour la production de pêches.

Aujourd’hui, je considère qu’il faut des variétés de pêches et nectarines moins technique avec de faibles temps de travaux s’agissant de l’éclaircissage et de la récolte. C’est ce que nous proposons avec notre nouvelle gamme variétale. Les variétés de pêches et nectarines que nous mettons aujourd’hui à la disposition des producteurs ont une très bonne tenue sur l’arbre et en post-récolte. Elles sont peu « gourmandes » en temps de travaux. En effet, nos variétés se récoltent en trois passages, au lieu de quatre ou cinq passages pour la majorité, en maintenant un très bon niveau de qualité gustative (taux de sucre, jutosité et arômes).

C’est ainsi que je conçois la nouvelle génétique de la pêche. Une génétique qui apporte de la nouveauté pour une production à bas coûts qui ne se fait pas au détriment de la qualité gustative.